Aida est l’un des plus grands succès de l’histoire de l’art lyrique : un opéra dont tout le monde peut siffler la marche triomphale !

En 1869 le vice-roi de l’Égypte ottomane se fit fort de construire au Caire un grand théâtre et invita Verdi à composer une nouvelle œuvre avec un sujet égyptien pour son inauguration.
Aida se passe donc dans une Égypte ancienne très reconnaissable, mais pas du tout historique ; l’opéra est plus révélateur de la relation entre l’Égypte et l’Europe à la fin du XIXe siècle que du royaume des Pharaons. L’intrigue est romantique, forcément. Aida, princesse éthiopienne réduite en esclavage après la défaite de son peuple par les armées du Pharaon, doit servir à la cour de ce dernier comme trophée de guerre et dame d’atours de la princesse Amneris. Pour son malheur, Aida tombe amoureuse de Radames, le général en chef des armées qui ont conquis l’Éthiopie, qu’Amneris espère épouser. Radames ne brûle évidemment que pour Aida. Conflit insoluble pour cette dernière entre l’amour pour sa patrie et la flamme de son désir ; crue du Nil d’émotions à travers la musique, tantôt bombastique, tantôt toute de tendresse que Verdi mitonne pour l’occasion.

Le Britannique Phelim McDermott crée une production qui invite le public à jeter un regard nouveau sur les habitants de l’Égypte ancienne et leur culture, tout en réfléchissant au monde dans lequel nous vivons. Sa remise en question implique certains choix créatifs audacieux qui vont à l’encontre des mises en scène traditionnelles. La direction musicale est confiée aux mains expertes du répertoire italien Antonino Fogliani. À Genève pour la première fois, le chef d’orchestre revisite cette partition magistrale avec l’Orchestre de la Suisse Romande et quelques-unes des grandes voix verdiennes du moment.

Réservations à partir du 1er septembre 2019